Nous avons demandé notre visa 30 jours à Riga (Lettonie) en Juillet 2018, dans une agence de voyage nommée Express Travel.

Mais pourquoi pas à l’ambassade ? Parce que pour voyager en Russie, avec son propre véhicule, il nous faut un voucher pour demander notre visa, celui-ci est délivré par une agence de voyage.

Un voucher est une lettre d’invitation, sur laquelle sont répertoriées la liste des établissements agréés où nous sommes sensés faire escale sur notre itinéraire... hum... on est bien d’accord, nous ne comptons pas aller à l’hôtel et nous l’indiquons clairement à l’agence ! Elle nous explique alors que c’est juste à titre d’information. On est donc tous d’accord, ce document est aussi utile que des ailes à une autruche mais il fait plaisir aux agents administratifs !

Le passage de frontière en Russie, c’est un peu un mythe. On en entend beaucoup parler, il y a beaucoup d’à priori et de mises en garde pour seulement passer une journée à attendre... environ 7 heures malgré une petite file de 10 voitures devant nous !

Certes les documents présentés sont en cyrillique et c’est un peu la confusion au moment de les remplir mais soit on se prépare à l’avance grâce à internet, soit, comme nous, on se débrouille et on se fait aider par les gens qui attendent avec nous !

Le contrôle du véhicule en lui-même a duré 20 secondes (photos comprises) et les formalités aux différents points de contrôle ont occupées seulement 30 minutes de notre journée. Bref ce n’est pas sorcier, si on a un paquet de chips et quelques films pour passer l’attente !

Papiers demandés

Carte grise – Carte verte de l’assurance (qui inclue la Russie dans la liste des pays) – Permis de conduire – Permis international – Photo d’identité – Passeport avec visa

Papiers obtenus

à remettre à la sortie du pays

Fiche d’importation du véhicule – Volet B de la carte d’immigration

Prix

Le passage de frontière est 100% gratuit ! Il y a d’ailleurs des affiches qui signalent que si un agent vous demande de l’argent il faut le signaler et appeler un numéro spécial ...

Papiers demandés

Passeport – Photo d'identité

Prix

97€ pour les documents remis (Visa – Voucher – Assurance santé)

Il se trouve qu’en plus de la délivrance du voucher, les agences de voyage locales, proposent aussi de s’occuper de toutes les formalités auprès de l’ambassade... Nous saisissons l’opportunité « visa sans tracas » !

10 jours plus tard, nos visas de 30 jours sont prêts ! Nous aurions pu les avoir en 3 jours mais ça nous aurait coûté presque le double, on a donc préféré prendre ce délai supplémentaire pour visiter le coin et faire réviser le Tantor. 

 
 

Papiers demandés

Carte grise – Photo d’identité –

Justificatif de réservation d’hôtel (fait sur place et annulé aussitôt après avoir transféré la confirmation de réservation sur la boîte mail du consulat) – Passeport – Formulaire rempli (sur place dans notre cas)

Prix

70 dollars en espèce pour 1 visa

Aussitôt arrivés à Moscou nous nous rendons à l’Ambassade Mongole (mauvaise pioche), où nous sommes redirigés vers le Consulat Mongol (bonne pioche) à quelques minutes d’ici. 

Spasopeskovskiy Pereulok, 7/1

Moskva, Russia, 121099

Ouvert du Lundi au Vendredi de 9h à 12h et de 14h à 16h

En faisant tous les papiers sur place et au dernier moment nous avons passé 1h au consulat pour faire la demande et dès le lendemain, nos visas étaient prêts (moins de 24h) !

Les visas accordés sont de 30 jours maximum mais nous pouvons augmenter ce délai à notre arrivée à Oulan-Bator.

Papiers demandés

Carte grise – Passeport avec visas

– Fiche d’importation du véhicule (en Russie) – Volet B de la carte d’immigration (en Russie)

Papiers obtenus

à remettre à la sortie du pays

Fiche d’importation du véhicule

Prix

Le passage de frontière est gratuit si on ne se fait pas avoir à la sortie du check point mongol !

 

Le poste frontière de Tashanta est ouvert de 9h à 18h, du lundi au samedi. Nous sommes arrivés à 14h30 et sommes passés in extremis avant la fermeture (17h45). 

Le contrôle Russe n'a rien de sorcier, une inspection superficielle du véhicule et les passeports à faire tamponner... 20 minutes plus tard la Mongolie nous tend les bras. 

Il faut ensuite rouler 20 kms pour arriver au poste frontière mongol. Même si on ne saisit pas bien la procédure on se laisse guider par les douaniers.

Là encore, aucune difficulté si ce n'est de garder son calme face aux habitués qui jouent des coudes pour griller les priorités. 

 

Enfin, après 5h d'attente depuis notre arrivée à Tashanta, nous pouvons enfin rouler en toute liberté et arpenter l'immensité de ... ah non ... une ultime barrière se dresse devant nous !?

Un groupe d'homme, de 15 à 50 ans, plus ou moins imbibés de Vodka nous interpelle pour prendre une assurance voiture ! L'un d'eux nous montre avec insistance son faux badge et sa fausse casquette de douanier. Il en rajoute une couche en bloquant la voiture, en faisant mine d'appeler la police et en nous filmant ... Bref, il suffit de se montrer plus ferme qu'eux et de patienter jusqu'à ce qu'ils ouvrent la barrière au bout de quelques minutes !

Avant de nous laisser partir ils ont quand même tentés de nous faire payer pour une cause écologique, sait-on jamais ...

Libre à chacun de souscrire à une assurance dans un pays où l'on croise plus de yacks que de voitures mais dans ce cas, il vaut sûrement mieux la prendre dans une agence à Ulan Bator. 

Papiers demandés

Photocopie du visa mongol et de la première page du passeport sur la même feuille – Passeport – Formulaire (donné et rempli sur place) – Photo d’identité

Prix

93000 T. pour 25 jours soit 32€/ personne payable en espèce ou CB

Ça se passe au service d’immigration, proche de l’aéroport d'Oulan-Bator. La procédure consiste à prolonger son visa de quelques jours supplémentaires (30 maximum). Il n’y a rien de compliqué et tout se fait sur place, y compris la photocopie du passeport pour 0,20 cts d'€).

Cette procédure est à faire 10 jours avant l'expiration de votre visa initial.

 
 

Papiers demandés

Photocopie du visa mongol (car nous demandons le visa hors de notre pays d’origine) – Passeport et photocopie –Formulaire (pré-rempli à l'avance) – Photo d’identité – Lettre d’invitation d’une organisation chinoise – Liste des hôtels où nous faisons escale – Itinéraire prévisionnel – Derniers relevés de banque – Attestation d’assurance santé et rapatriement

Prix

30$ pour un visa 30 jours simple entrée, payable en espèces à une banque voisine du consulat

Probablement le visa le plus complexe à obtenir de tout notre périple !

Le consulat chinois d'Oulan-Bator n’est ouvert que les lundis, mercredis et vendredis matin, de 9h30 à 12h pour le dépôt des dossiers et la récupération des visas se fait à partir de 16h. Il faut compter 4 jours de délais pour une demande classique (il est aussi possible de l’obtenir le jour même pour 20$ de plus).

Avant tout il faut savoir que traverser la Chine avec son propre véhicule est très contraignant (obtention d’un permis chinois, de plaque d’immatriculation chinoises, accompagnement d’un guide 24h/24). Nous sommes donc passés par une agence pour organiser cette partie de notre voyage. Cette même agence a pu nous fournir certains documents demandés par le consulat pour l’obtention du visa (lettre d’invitation, liste des hôtels, itinéraire, facture).

Une fois tous les documents en poche, nous nous rendons au consulat chinois d’Oulan-Bator pour soumettre notre dossier...

 

Une liste pour les gouverner tous ...

Nous y allons tôt (4 h du matin) car nous avons entendu dire qu’il y avait foule ... Et effectivement, c’est l’apocalypse ! Des dizaines de personnes attendent déjà dans la rue et ce, depuis la veille. Elles ont même fait une liste pour respecter l’ordre d’arrivée de chacun, cette liste monte alors jusqu’à une trentaine de personnes. Bien sûr, il nous faudra revenir le jour suivant (ou plutôt la nuit) pour conserver notre place et attendre patiemment que notre tour vienne !

Le jour de notre passage, nous avons eu la surprise de rencontrer un groupe d’intrépides, arrivés au dernier moment, clamer qu’ils n’en avaient rien à faire de cette liste et qu’ils voulaient juste doubler tout le monde. Pas étonnant qu’avec de telles mentalités il y ait régulièrement des émeutes, des bagarres et du coup la présence de barrières et de policiers pour réguler tout ce joyeux petit monde. Ce jour là, nous avons pu avoir le soutien des policiers pour qu’ils tiennent ces personnes à l’écart et respectent notre ordre d’arrivée suivant « la liste », mais ce n'est pas toujours le cas !

Des visas délivrés en quantité limitée !

Il se trouve que de Juin à Septembre, les étudiants mongols sont très nombreux à demander un visa chinois pour aller y étudier (ils sont presque 200 par jour). Cependant, le consulat ne délivre que 100 visas par jour dont 80 pour les mongols et 20 pour les étrangers. Pour Août et Septembre 2018, ce quota a changé suite à de nombreuses plaintes des étudiants, le quota est passé 90 visas pour les mongols et seulement 10 pour les étrangers.

 
 

Papiers demandés

Passeport avec visas mongol et chinois –Carte grise – Permis de conduire – Dernier contrôle technique – Fiche d'importation du véhicule (Mongolie)

Prix

61000T. (soit env. 20€) mais sur cette somme, seuls 1,70€ nous semblent être une demande officielle !

Nous nous présentons tôt le matin au poste frontière avec nos compagnons de route et attendons devant un flot de voitures mongoles mises à disposition des piétons, qui ont interdiction de passer cette frontière sans être à bord d’un véhicule. Le business est bien rodé et les chauffeurs mongols font des allers et venues toute la journée pour faire traverser les piétons à bord de leur 4x4 douteux dont la plupart sont au bord de l'agonie (les 4x4, pas les chauffeurs) !

 

Nous faisons office d’extra-terrestres dans ce flot de voitures et encore une fois, certains mongols savent tirer profit de cette situation !

Ainsi, avant même d’atteindre le premier point de contrôle nous « devons » nous acquitter d’une taxe de 20$, soit 55000T. à une personne déambulant dans la file et portant un gilet fluorescent. Celle-ci a beau nous délivrer un reçu, nous n’en restons pas moins plus que sceptique quant à la légitimité de cette requête.

Dans la foulée, une autre personne en profite pour nous soutirer 1000T. (soit 50 cts. d’€) prétextant un péage ! Les procédures aux zones frontalière sont toujours ambiguës, d’autant plus lorsque nous communiquons par signes et il est très difficile de cerner les procédures officielles des officieuses. Néanmoins il semblerait qu’il soit plus sage de ne jamais payer quelqu’un qui n’est pas derrière un guichet ou un bureau

Ceci dit, en Mongolie, même lorsqu’il y a un guichet on a toujours le sentiment de se faire avoir … Alors que tous les usagers doivent payer une ultime taxe de 1000T. au guichet, nous devons nous acquitter de 5000T. (1,7€). Oui ce n’est pas grand chose, mais … pourquoi une telle différence alors que la procédure est identique ?!

 

Bref, nous passons les points de contrôle mongols sans aucun souci, ni contrôle du véhicule (pas même un bref coup d’oeil). Il faut bien sûr toujours jouer des coudes aux comptoirs et ne jamais relâcher sa vigilance (sous peine de se retrouver avec un mongol au volant ou de se faire allègrement griller sa place par 10 personnes) mais au bout de 50 jours dans le pays nous avons pris le pli !

 

Les quelques mètres qui séparent la Mongolie de la Chine nous font brusquement accéder à une nouvelle dimension. En Chine, tout semble plus clair et organisé, mais aussi plus strict …. car la règlementation en vigueur pour faire entrer son véhicule en Chine est sans précédent!

Nous devons attendre que notre guide local contacte les douaniers pour pouvoir passer à la procédure d’enregistrement (empreintes, photos) et au contrôle du véhicule (intérieur, numéro de châssis, numéro du moteur…).

Nous devons ensuite laisser le 4x4 à la douane pour le reste de la journée, le temps qu’ils enregistrent le véhicule et son importation temporaire. 

 

Ce passage de frontière ayant été très rapide (env. 2 heures), nous pouvons passer tout le reste de la journée à Erenhot (en tant que piétons) pour patienter le temps de récupérer notre Tantor.

Sauf que théoriquement, il est interdit de passer la frontière à pieds … Cette règle n’arrête pas le douanier qui nous entasse dans un van mongol délabré qui passait là, et c’est ainsi que nous avons officiellement fait nos premiers kilomètres chinois !

Passeport avec visas chinois – Plaques d'immatriculation chinoises – Permis de conduire temporaire chinois – Visa Laotien (formulaire à remplir sur place) – Photo d'identité pour le visa – Carnet de passage (ne l'ayant pas on a fait tamponné un formulaire quelconque !) – Carte grise

Papiers demandés

30$ pour le visa Laotien + 4 $ de "frais de gestion" 

25000 kip. (soit 2,5€) pour le formulaire d'importation du véhicule au Laos

Prix

 

Notre guide nous accompagne jusqu'à la frontière chinoise et s'occupe de toutes les formalités, du coup nous n'avons pas grand chose à faire à part attendre !
Le transit du véhicule est exceptionnellement lent à cause d'un blocage exceptionnel qui nous fait patienter 2 heures de plus en Chine mais ce passage de frontière est d'ordinaire très rapide. 

Côté Laos, nous devons avant tout faire notre demande de visa sur place. Les frontières terrestres en Asie du Sud-Est ont la mauvaise réputation d'extorquer quelques dollars aux touristes sous de faux prétextes ... Et effectivement, le doute s'est installé lorsque l'on nous a demandé 2$ en échange de la remise du formulaire de demande de visa, puis encore 2$ au guichet suivant pour frais de traitement !

Après le contrôle du visa, le douanier nous demande un "document de la voiture à tamponner", on comprend qu'il s'agit du "Carnet de Passage en douane (CPD)". Ce document n'est en principe pas nécessaire au Laos, et comme il insiste pour le tamponner nous lui proposons de tamponner un formulaire quelconque en chinois... Le fait que nous étions 3 véhicules étrangers a sûrement joué en notre faveur pour qu'il accepte. 

Après ce check point, nous roulons plus de 5 kms à travers la ville (où l'on peut faire des emplettes, retirer de l'argent...) avant d'atteindre le bureau d'importation des véhicules. Nous fournissons les documents nécessaires, et en quelques minutes, notre document d'importation temporaire est prêt...

Pour l'anecdote, ce même document côté Cambodge nécessite 1 semaine de formalités et un aller-retour en bus de 15h pendant que le véhicule patiente à la frontière.

 

Papiers demandés

Passeport avec visa laotien – Carte grise – Carnet de passage en douane (ou pas) – Deux formulaires remplis du TM2 (formulaire disponible sur le site des douanes thaïlandaises)

* 30 jours d'exemption de visa Thaï pour les français

Prix

1,30 euros de péage côté Laos

7$ côté Thaï pour des photocopies réalisées sur place

L'instabilité des frontières asiatiques nous a conduit à repenser notre itinéraire à la dernière minute ... Nous devions initialement visiter le Laos du Nord au Sud pour nous rendre au Cambodge mais ce dernier poste frontière a soudainement décidé de compliquer sa procédure d'importation temporaire de véhicule.

En résumé : 1 semaine de formalités à la capitale cambodgienne qui impliquait plus de 15 heures de transports, le coût d'un hôtel pour patienter et de la surveillance du véhicule resté à la frontière ... Nous aimons l'aventure mais pour cette fois on passe notre tour et nous tentons plutôt la case Thaïlande

Mais là non plus tout n'est pas rose car en 2016, la Thaïlande a interdit l'entrée sur le territoire de camping cars et overlanders. Et bien que la loi semble s'être adoucie depuis, les passages de frontière en véhicule sont toujours incertains.

De plus ce pays demande systématiquement aux voyageurs un "Carnet de passage en douane (CPD)" pour faciliter la procédure d'importation. Le hic c'est que théoriquement ce document ne concerne pas la Thaïlande (la liste des pays concernés est disponible sur le site de l'Automobile Club de France) et nous avions prévu de le recevoir que plus tard (pour la Malaisie, l'Indonésie et l'Australie). 

Malgré ces dispositions peu engageantes nous tentons notre chance ... et devinez quoi !? Moins d'une heure plus tard nous sommes de l'autre côté du Mékong ! 

Les douaniers (laotiens et thaï) se sont montrés sympathiques et tolérants puisqu'ils ont accepté (presque) sans rechigner un vulgaire document chinois en lieu et place du CPD que tous les douaniers ont bien voulu tamponner depuis la Chine ! Finalement peu importe le document, c'est plutôt notre belle collection de tampons qui permet de faire le suivi du Tantor et de contenter tout le monde.

Les douaniers thaïlandais nous ont également aidé à remplir de multiples formulaires et à constituer notre dossier de douane comportant un permis d'importation temporaire (pour 1 mois), un exemplaire du TM2, des fiches d'information et de multiples photocopies.

Papiers demandés

Passeport avec visa thaï – Documents thaïlandais d'importation du véhicule  – Formulaire de demande de visa cambodgien (formulaire à remplir sur place) – Photo d'identité

Prix

42,5$ par personne pour le visa cambodgien (prix officiel fixé à 35$)

Attention aux arnaques qui font rage et peuvent vite augmenter les dégâts !

 

Après le contournement de la frontière Laos-Cambodge, nous tentons une percée au Cambodge par la Thaïlande en espérant que celle-ci soit plus clémente.

Les formalités pour sortir de la Thaïlande ne posent pas de difficulté et des panneaux indiquent clairement une prévention et une opposition à la corruption. Rien à payer donc, pour sortir de Thaïlande, et avec notre permis temporaire pour la voiture tout roule !

Au Cambodge la méfiance est de mise puisque les postes frontière cambodgien ont la très mauvaise réputation de trouver n'importe quel prétexte pour extorquer un maximum d'argent aux étrangers

On se fait accoster par un type plutôt directif qui nous guide clairement dans les démarches et différents bureaux, sans nous laisser le temps de comprendre ce qu'il se passe. C’est gentil oui, mais ce n’est pas gratuit alors on lui fait comprendre de nous laisser nous débrouiller tout seuls (comme le dit l’adage vaut mieux être seuls, que vider son porte-monnaie). 

Après avoir éconduit notre guide, nous contournons sans gêne le premier pseudo « poste médical » qui vérifie que l’on est en bonne santé. 

Après avoir accompli les formalités classiques de demande de visa nous négocions le prix avec le douanier (oui oui) qui nous demande d'abord 1500 baths soit (40€/47$). 

Sachant que le visa est normalement à 35$ ils profitent clairement du bath pour augmenter les tarifs et surtout créer la confusion ! Car aux frontières on paye toujours en dollars ou dans la monnaie locale mais jamais dans la monnaie du pays voisin. Ils espèrent simplement que les étrangers aient épuisé leurs baths pour vous autoriser à payer en dollar avec (bien entendu) encore un petit supplément en dollar pour leur clémence !

Sidérés par cette demande nous allons récupérer notre convertisseur et alors que nous commençons à comprendre la situation on s'énerve face au douanier qui finalement prendra ma liasse de baths des mains contre nos passeports, soit 2760 baths pour deux (75€/85$). 
Conseil avisé : Ne sortez de vos poches que les 35$ réglementaires et ... soyez fermes et patients !

Nous rencontrons une dernière difficulté au bureau des douanes lorsque le douanier nous informe que nous ne pouvons pas entrer dans le pays sans une lettre d’autorisation du ministère et des formalités à faire à Phnom Penh (300 kms plus loin). Nous nous y attendions un peu alors nous lui expliquons que c’est trop compliqué et cher pour nous et que dans ce cas nous allons retourner en Thaïlande.

Après une longue discussion/négociation : on lui proposera d’aller à Phnom Penh en voiture afin de lui ramener les dits documents, il nous répondra que nous ne pourrons pas faire le trajet dans la journée et que c’est probablement fermé à cause des vacances... Il nous laissera finalement passer  en nous précisant que c’est de notre propre responsabilité et qu’il ne nous a jamais vu !

Après un dernier coucou au gentil douanier qui ferme les yeux sur notre entrée avec le véhicule, le Cambodge est à nous. 

Papiers demandés

Passeport avec visa cambodgien – Formulaire (donné et rempli sur place) – Photo d’identité

Prix

30$ en espèces

 

Ça se passe au département d’immigration, juste en face de l’aéroport de Phnom Penh. La procédure consiste à prolonger son visa touristique d'un mois supplémentaire. Il suffit de remplir un formulaire, d'y joindre sa photo et pour 30$ la procédure est lancée.

Une semaine plus tard on peut venir récupérer son passeport et son visa actualisé. Pour patienter sereinement, le service nous donne un reçu justifiant que notre passeport n'est pas en notre possession (en cas de contrôle).

Cette procédure est valable si vous souhaitez poursuivre votre séjour plus de 3 jours après expiration de votre visa initial car chaque jour supplémentaire coûte 10$ à la sortie du territoire.

 

Papiers demandés

Passeport avec visa cambodgien – Un formulaire TM2 rempli (formulaire disponible sur le site des douanes thaïlandaises)

* 30 jours d'exemption de visa Thaï pour les français

Prix

Gratuit des deux côtés de la frontière !

Après être entrés au Cambodge sans papier pour le véhicule nous choisissons une frontière complaisante pour en sortir sans problème, même si cela implique quelques kilomètres de détour. 

Côté cambodgien, il suffit de faire tamponner nos passeports pour la sortie et ils se tamponnent des papiers pour le véhicule. 

Côté thaïlandais un exemplaire du TM2 nous est demandé pour l'importation du véhicule. Nous fournissons une ancienne version du document alors les douaniers le retapent proprement selon une nouvelle version informatisée et nous en impriment une copie.

Un petit coup de tampon sur le passeport correspond à notre exemption de visa et la route thaïlandaise est à nous !

Simple, efficace et gratuit ... on a eu un doute, mais oui nous sommes toujours en Asie !

 

Papiers demandés

Passeports – Le formulaire TM2 d'entrée sur le territoire (côté thaï) – Le Carnet de Passage en Douane "CPD" (côté malaisien)

* 90 jours d'exemption de visa Malaisien pour les français

Prix

Gratuit des deux côtés de la frontière !

Ce passage de frontière a probablement été le plus rapide et le plus serein depuis le début de l'aventure !

Deux coups de tampon sur nos passeports et sur le TM2 du côté thaï et le tour est joué. 

 

On passe directement côté malaisien pour tomber sur des douaniers hyper sympathiques, parlant bien anglais et discutant de bon cœur... Quel changement spectaculaire !
Comme nous sommes exemptés de visas, nous avons juste un tampon sur le passeport et le CPD à faire remplir. Ce dernier document permet au Tantor de rester sur le territoire jusqu'à la fin de sa validité, soit en Novembre 2019 !

En principe on devrait être partis bien avant mais voilà un poids en moins sur les épaules ...

Papiers demandés

Passeports 

* 90 jours d'exemption de visa Japonais et Coréen pour les français

Prix

Coût de la traversée pour un passager avec un vélo (taxes comprises) : 12000 Yens soit env.100€

En détail : 

9000Y pour un passager en 2nde classe

1000Y pour un vélo

500Y de taxe portuaire

500Y de taxe carburant

1000Y taxe touristique

 

Pour rappel, nous sommes arrivés à Fukuoka à vélo et nous comptons bien poursuivre notre aventure cycliste en Corée.

En principe cela ne semble pas insurmontable mais la plupart des moyens transports (avion et ferry) exigent que les vélos soient emballés dans un sac de transportInutile de préciser que nous n'avons pas investi dans des vélos pliables ...

Heureusement, la compagnie Camellia accepte les vélos "entiers" et bien chargés à bord de ses ferries. Nous réservons donc 2 allers simples pour le trajet du lendemain (il y a un départ tous les jours à 12h30).

La partie amusante commence lorsque nous devons faire subir à nos vélos chargés, le processus d'enregistrement des bagages à travers le bâtiment du port... On commence par prendre un ascenseur dans lequel ils passent un par un à la verticale. Deux étages plus haut, ils sont étiquetés et analysés par les employés de la compagnie puis après un arrêt dans la salle d'attente et une traversée du Duty-Free ils n'ont plus qu'à passer la passerelle du ferry pour être sanglés à bord.

Un moment épique !

5h30 plus tard, nous arrivons à Busan et récupérons nos vélos en sortant du ferry. Nous traversons un long bâtiment qui s'apparente à un aéroport, avec des tapis roulants (vous avez déjà fait du vélo sur un tapis roulant ? c'est marrant) qui nous conduisent aux services d'immigration et au contrôle douanier

Pour l'immigration c'est facile, rien à déclarer et une exemption de visa pour 90 jours !

La douane nous demande en revanche de décharger tous nos bagages pour les passer au scanner. Après les avoir à nouveau sanglés aux vélos nous sommes libres de poursuivre notre route en Corée ...

Papiers demandés par l'agence logistique

Passeport du propriétaire du véhicule – Permis de conduire international – Mesures du véhicule – Photos du véhicule – Carnet de Passage tamponné par le pays actuel (Malaisie) 

Papiers obtenus

Carnet de passage tamponné par l'immigration Australienne (à l'arrivée) 

Prix

4200€ pour un container 40 pieds (pour 2 véhicules), soit 2100€ par véhicule.

Le prix grimpe lorsque l'on envoie seul son véhicule en container 20 pieds (env. 3700€).

 

Passée la galère du nettoyage, le plus dur est fait et le 4x4 est prêt à être chargé dans le container !

Nous avons trouvé en Malaisie une agence de logistique (Dietrich Logistics, et si on la nomme c'est qu'on la recommande) qui s’est occupée de toutes les formalités pour nous et a détaché des agents pour nous aiguiller aux ports de départ (Kuala Lumpur) et d’arrivée (Adélaïde). Ainsi, nous n’avons pas eu à nous soucier de l’organisation, seulement à fournir les documents demandés et les finances !

Pour diminuer les frais au maximum, nous avons partagé un container 40 pieds avec un autre couple de voyageurs. L’envoi de Malaisie en Australie nous est finalement revenu à 2100€/ véhicule. Ce tarif peut vite grimper si le véhicule n'est pas jugé assez propre par l'inspection sanitaire. Des frais de nettoyage sont alors appliqués (env. 75€ de l'heure) sans compter des frais pour le stockage supplémentaire ! En préparant bien son véhicule avant le départ, il est heureusement possible de passer du premier coup cette inspection.

Les véhicules ont été chargés dans le container 4 jours avant le départ du bateau et la durée de la traversée est d’environ 10 jours. A l’arrivée il faut encore compter quelques jours, le temps de l’inspection sanitaire et des formalités douanières. Soit environ 3 semaines à patienter sans le 4x4 !

Papiers demandés

Procédure 100% en ligne où vous devez remplir un formulaire et joindre les justificatifs demandés en fonction de votre situation.

Prix

Env. 225€ pour un visa d'un an multiples entrées, payable en ligne sur le site officiel de l'immigration.

Avant d'aller rejoindre le 4x4 en Australie, il faut bien entendu avoir préalablement demandé son visa en ligne. Nous avons demandé le notre 6 mois à l'avance car nous avons fait la demande depuis l'étranger.

Il nous a été demandé de passer une visite médicale bonus car nous voyagions depuis plus de 6 mois, ce qui a un peu rallongé le processus (et la facture). Dans ce cas le service d'immigration vous notifie (sur votre espace personnel "ImmiAccount") que vous devez faire des examens médicaux en vous joignant un document à présenter lors de votre visite médicale. 

Cette dernière se fait dans un hôpital agréé par les services d'immigration australienne (en général il y en a dans tous les pays, à la capitale) et nous a couté env. 100$ par personne (bien sûr elle reste à notre charge).

Nous avons finalement obtenu un visa touristique d'un an (Subclass 600), 1 mois après notre demande initiale.

 

Tiphaine et Nicolas 

0033 6.87.78.41.20

tantordespasseports@yahoo.com

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